Le calcul
On compare deux organisations pour le même besoin : un agent présent en permanence, jour et nuit, 6 % d’absentéisme, une équipe de jour en repos variable (1 582 heures par an).
- 7 h 30 et nuit de 10 heures : deux postes de jour de 7 h 30 et une nuit de 21 h à 7 h, soit 25 heures de présence par 24 heures. Résultat : 6,27 ETP.
- Deux postes de 12 heures : 7 h – 19 h et 19 h – 7 h, soit 24 heures de présence. Résultat : 5,85 ETP si la nuit est comptée comme le jour, 6,06 ETP si elle est comptée à 1 476 heures.
Ce qui fait l’écart
- Les transmissions. Avec trois postes, les chevauchements ajoutent une heure de présence par jour, soit 364 heures par an et par agent présent. Le 12 heures n’a que deux relèves.
- La durée annuelle de la nuit. Une nuit de 10 heures de 21 h à 7 h compte 90 % d’heures de nuit : l’équipe relève des 1 476 heures. Une nuit de 12 heures n’en compte que 75 % : sur la lettre du décret, elle n’atteint pas le seuil. Voir une nuit de 12 heures ouvre-t-elle droit aux 1 476 heures ?
Les conditions à respecter en 12 heures
- Une dérogation. L’article 7 du décret n°2002-9 limite la durée quotidienne à 9 heures de jour et 10 heures de nuit ; il ne permet de la porter à 12 heures que par dérogation.
- Le repos quotidien. Un poste de 12 heures laisse exactement 12 heures de repos si l’agent reprend le lendemain à la même heure, le minimum de l’article 6.
- Les 48 heures. Pas plus de 48 heures de travail sur 7 jours, heures supplémentaires comprises (art. 6).
Ce que ce calcul ne dit pas
Il ne mesure que des heures et des ETP. Le choix d’une organisation en 12 heures engage aussi l’organisation des soins, les transmissions et le dialogue social : l’effectif n’en est qu’un des critères.
Source : Décret n°2002-9 du 4 janvier 2002, articles 2, 3, 6 et 7, texte en vigueur, Légifrance. Calculs selon la méthode de la maquette organisationnelle, 52 semaines. Texte consulté le 13 septembre 2026.