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Maquette organisationnelle en EHPAD : le calcul EPN adapté au GMP

La méthode de calcul de l’EPN s’applique à un EHPAD comme à une unité hospitalière, mais deux paramètres changent la donne : le niveau de dépendance des résidents et le mode de financement des soins.

Le taux d’encadrement en EHPAD varie fortement d’un établissement à l’autre, notamment selon le niveau de dépendance de la population accueillie. Une maquette organisationnelle calquée telle quelle sur le modèle d’une unité de médecine, chirurgie ou obstétrique passerait à côté de ce facteur déterminant.

4 adaptations pour un EHPAD

  1. Le GMP remplace la seule activité en volume. En unité de soins hospitalière, le besoin dépend surtout du nombre de lits et de l’activité. En EHPAD, il dépend avant tout du niveau de dépendance des résidents, mesuré par le GIR Moyen Pondéré (GMP) : plus le GMP est élevé, plus la charge en soins par résident augmente, indépendamment du nombre de lits.
  2. Le forfait soins encadre le financement, pas seulement le besoin. Le forfait global de soins versé par l’Agence Régionale de Santé dépend d’une équation tarifaire qui tient compte du GMP et du niveau de soins requis (PMP), résumés dans le GIR Moyen Pondéré Soins (GMPS). La maquette organisationnelle doit donc dialoguer avec ce financement, pas seulement avec l’activité constatée.
  3. La saisonnalité est différente. Contrairement à une unité de MCO, l’activité d’un EHPAD ne connaît pas de pics saisonniers marqués liés à l’activité elle-même. En revanche, le turn-over des résidents et l’évolution du GMP dans le temps (vieillissement de la cohorte accueillie) justifient une révision régulière de la maquette, plutôt qu’une saisonnalité infra-annuelle.
  4. L’organisation de nuit pèse davantage proportionnellement. Un EHPAD fonctionne avec un effectif de nuit réduit au regard de l’effectif de jour, alors que la continuité des soins reste une exigence de sécurité. Modéliser précisément les modèles horaires de nuit, avec leur coefficient d’équivalence, est un point de vigilance particulier pour ce type d’établissement.

Un cas d’usage parmi d’autres structures

L’EHPAD n’est qu’un des cas d’usage au-delà de l’hôpital de court séjour : les établissements de soins de suite et de réadaptation (SSR) et les cliniques ESPIC partagent une partie de ces spécificités, avec leurs propres conventions collectives et modes de financement.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le GIR Moyen Pondéré (GMP) ? Le GMP est un indicateur qui traduit le niveau moyen de dépendance des résidents d’un EHPAD. Il se calcule en pondérant le nombre de résidents dans chaque groupe GIR (de 1 à 6) par un coefficient, puis en rapportant ce total au nombre de résidents.

Le GMP influence-t-il directement l’effectif nécessaire ? Oui. Un GMP élevé traduit une charge en soins plus importante par résident, ce qui augmente le besoin en effectif soignant à nombre de lits égal.

Quelle est la différence entre GMP et forfait soins ? Le GMP mesure la dépendance des résidents. Le forfait soins est le financement versé par l’ARS, calculé à partir d’une équation tarifaire qui combine le GMP et le niveau de soins requis (PMP).

ottmanager.fr gère-t-il les spécificités EHPAD dès la V1 ? La V1 d’ottmanager.fr cible en priorité la Fonction Publique Hospitalière au sens strict. Les cas d’usage EHPAD et ESPIC sont déjà documentés et le moteur de calcul EPN s’applique à ces structures ; l’intégration native du GMP comme paramètre d’entrée fait partie des évolutions envisagées.

Une maquette EHPAD doit-elle être révisée aussi souvent qu’une maquette hospitalière ? Moins souvent sous l’angle saisonnier, mais tout aussi régulièrement sous l’angle démographique : le GMP d’un EHPAD évolue avec le renouvellement de sa cohorte de résidents.


Sources : Ehpad, Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, Synthèse des valeurs GMP 2024, CNSA, Le taux d’encadrement dans les Ehpad, DREES.

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